OTE "LA REUNION"

OTE

CYCLONE

Photo de Dyna 23 janvier 2002

Extrait du journal de l'ile Mars 2007 http://www.clicanoo.com/

Gamede qui a causé près de 100 millions d'euros de dégâts, détruit l'un des deux ponts de la Rivière Sainte-Etienne nous renvoie à la mémoire collective des Réunionnais et aux souvenirs des catastrophes historiques qui l'ont précédé... Les témoignages sont souvent similaires : "un phénomène horrible, laissant derrière lui des paysages qui ressemblent à des champs de batailles après la bataille". Concernant le siècle précédent, plusieurs cyclones sont restés gravés dans les mémoires. Les Réunionnais se souviendront longtemps du ravageur cyclone 48, de Hyacinthe en 80, ou encore Firinga, presque une décennie plus tard. Le Journal de l'île vous propose un petit voyage dans le temps...

[3 mars 2007 - 06h22]

JANVIER 1980 HYACINTHE

En janvier 1980, la Réunion s'est retrouvée durant douze jours sous l'emprise des pluies engendrées par le cyclone Hyacinthe, celui-ci ayant eu une trajectoire très chaotique restant à proximité de l'île. En effet, Hyacinthe est passée par trois fois très près du département. Le premier passage a lieu le 18 janvier en début de journée. Hyacinthe n'est alors que faible perturbation tropicale lorsqu'elle passe à environ 60 nautiques dans le nord de l'île de la réunion. Hyacinthe évolue ensuite en cyclone tropical. Après avoir décrit une boucle dans les parages de l'île Sainte Marie, Hyacinthe revient vers la Réunion et passe à environ 65 nautiques dans le sud-ouest de la Pointe de Galets dans la nuit du 24 au 25 janvier avant de s'éloigner à nouveau vers l'ouest. Le troisième passage a lieu après une nouvelle boucle. Hyacinthe passe le 27 janvier à 40 nautiques dans le sud de l'île. Du 15 au 27 janvier, la Réunion est restée dans une masse nuageuse dense avec des précipitations continues.

Février 1987 Clotilda

Pendant six jours, Clotilda a tenu la population réunionnaise en émoi, frappant de plein fouet l'île le 13 février. Un vendredi tragique, qui ne sera pas oublié de sitôt. Quelques jours plus tôt, le 10 février, une dépression tropicale modérée qui se forme entre la Réunion et Madagascar est baptisée Clotilda. De mémoire de prévisionniste, c'est la première perturbation qui ait évolué en stagnant plusieurs heures sur la Réunion. Les vents ont été forts, avec des rafales qui ont pu atteindre ou même dépasser les 200 kilomètres par heure dans le nord et le nord-est. Les pluies ont été diluviennes. En trois jours, les 11, 12 et 13 février, les hauteurs d'eau cumulées atteignent des valeurs impressionnantes et dépassent le plus souvent les records enregistrés lors du passage de Hyacinthe (1 855 mm à la Plaine des Palmistes contre 1 716 mm précédemment). Le bilan humain est lourd : sept morts et deux disparus. Environ 250 cases ont été endommagées et près de 120 entièrement détruites. Au total, près de 150 000 personnes ont été privées d'eau, et 40 000 d'électricité. Des dizaines de millions de francs auront été nécessaires pour la remise en état du réseau routier, en particulier la route du littoral et les radiers de Gillot.

JANVIER 1989 FIRINGA

Dans son édition du 31 janvier, le Journal de l'île titrait : "Une vision d'apocalypse dans le sud". En malgache, "Firinga" signifie "la décharge". De fait, le cyclone qui frappa la Réunion dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 janvier 1989 transforma le sud de l'île en un vaste torrent de boue, rappelant à la population la terreur et le danger que peuvent représenter de tels phénomènes climatiques. Depuis Hyacinthe en 1980, la Réunion n'avait pas été la proie d'un tel " monstre ". Problème : les règles élémentaires concernant les constructions avaient été quelque peu oubliées, beaucoup d'habitations n'ont pas tenu le coup parce qu'elles n'étaient pas aux normes. Les dégâts causés par le ruissellement furent très importants. À la Plaine des Cafres, par exemple, il tomba 700 mm d'eau en moins de 24 heures. Quatre personnes trouvèrent la mort ce soir-là, dont trois, emportées par les eaux. L'œil du cyclone balaya l'île d'est en ouest, ravageant tout sur son passage, en suivant une direction est, sud, sud-ouest. Le vent atteignit des vitesses de pointe de 225 km/h. 1 500 habitations furent détruites par le vent ou les flots. Le 31 janvier, 250 000 personnes étaient privées d'eau potable et d'électricité, la plupart des câbles électriques ayant été coupés durant le passage de Firinga. Quatre jours après, 5 000 personnes logeaient encore dans des centres d'hébergements. À l'heure du bilan, le montant des dégâts fut évalué à environ un milliard de francs.

JANVIER 1993 COLINA

Confrontée depuis plusieurs années à une sécheresse chronique, la Réunion en était venue à attendre au moins le passage d'une dépression pour arroser les terres et regonfler les nappes phréatiques. Colina, faible dépression qui naît le 14 janvier 1993 dans la région des Chagos, représente cet espoir. Malheureusement, les phénomènes météorologiques échappent à la volonté des hommes. Colina se renforce, passant les stades de dépression tropicale à cyclone et se dirige inexorablement vers la Réunion. Colina a bien apporté l'eau tant espérée, mais lorsque ce cyclone tropical passa sur l'île, le 19 janvier, il a également déchaîné les vents, provoquant quelques dégâts, non comparables, néanmoins, aux ravages provoquées par Firinga quelques années plus tôt. C'est principalement dans l'Est qu'on a constaté le plus de rupture de canalisation d'eau. Très peu de maisons ont été complètement détruites. Les rafales de vents ont tout de même avoisiné les 200 km/h sur les hauteurs. Au total, 85 000 foyers se sont retrouvés sans électricité au plus fort du passage du cyclone et 2 433 personnes auront été accueillies dans les centres d'hébergement communaux.

FÉVRIER 1994 HOLLANDA

Douze ans après, on parle toujours du cyclone Hollanda, qui a détruit l'église Saint-Martin, à Grand-Ilet. Le sujet demeure incontournable. Hollanda naît au sud des îles Chagos le 6 février. Dans les jours qui suivent, la dépression tropicale se renforce, passant les stades de forte tempête tropicale à cyclone au cours de la nuit du 8 au 9 et se dirige droit sur Maurice. Le cyclone touche la côte nord de l'île sœur et longe l'ouest de Maurice qui subit de sérieux dégâts. Continuant sa course sans faiblir, le centre du météore, qualifié de cyclone " de vent " passe au plus près de la côte sud-est de la Réunion le 11 février, à environ 20 km à l'est de Saint Philippe. Heureusement, l'île demeure en dehors de l'anneau des vents les plus forts. Les bourrasques près du centre ont été estimées à 150 km/h avec des rafales pouvant dépasser les 230 km/h par endroits. Les quantités de pluies relevées ne présentaient pas un caractère exceptionnel. Les dégâts ont été peu importants sur les constructions et le réseau routier, en revanche, comme à chaque fois, câbles électriques, téléphones et réseaux d'adduction d'eau ont particulièrement soufferts.

JANVIER 2002 DINA

Dina, à la fois un cyclone "de vent" et "de pluie", est le dernier cyclone à être passé à proximité de la Réunion, le centre du phénomène est passé à 65 km au large de la côte nord, le 22 janvier 2002, vers 18 heures L'île a échappé de peu aux conditions paroxysmiques. Néanmoins les conséquences ont été très importantes. Les vents ont fréquemment dépassé les 180 km/h sur le littoral. Dans les hauts, ils ont atteint localement les 250 km/h en rafales. Sans avoir atteint des pics d'intensité extrêmes, les pluies se sont maintenues durant plus de 24 heures à un niveau assez soutenu. Il est ainsi tombé de 300 à 600 mm sur le littoral, tandis que les hauts ont atteint les 900 à plus de 1 500 mm. Dina a été un cyclone majeur dans l'histoire de la Réunion même si le pire a été évité, l'île ayant échappé à un impact direct de la partie centrale du météore, évitant ainsi les vents les plus violents. Les indemnisations et le coût des réparations furent cependant élevés : 14 millions d'euros pour la réparation des divers bâtiments publics du patrimoine des collectivités locales et pas moins de 43 millions pour la remise en état du réseau routier. On n'ose pas imaginer les conséquences si l'île s'était trouvée sur la trajectoire directe du centre du phénomène...

Textes : Jacky Ferrere et Thomas Lauret  Journal de l'Ile


JANVIER 2014 : Bejisa (Extrait de l'article paru sur le Journal de l'Ile (voir le lien en fin d'extrait).

Bejisa, que le préfet a qualifié comme le plus grave depuis vingt ans, a commencé à s’éloigner vendredi de La Réunion. Le cyclone a fait une victime et gros dégâts, notamment dans l’ouest de l’île.

"Depuis 20 ans, nous n’avons pas eu un épisode aussi sérieux", a souligné le préfet. "Quand nous voyons l’état des arbres, on mesure les dégâts qu’a pu subir l’agriculture", a-t-il observé. Le ministre des Outre-mer,Victorin Lurel est attendu samedi matin sur l’île pour constater les dégâts. Le Président de la République lui a demandé "de transmettre tout notre soutien à la population", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du Conseil des ministres. "Nous allons faire en sorte que des réponses soient apportées le plus rapidement possible", a ajouté la porte-parole du gouvernement.

Bejisa fait un mort

.../...

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07/03/2007
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